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Dessiner un signe, un graphe dans le silence du temps qui l’espace  d’un instant y reste suspendu,

reste une voie possible, et là se produit le mystère du dessein.


Puis le signe s’absente, pour nous montrer le fond.

Le fond nous montre son mur, voire son relief.

Le mur murmure du sens, du sens pluriel, multiple, en mûe.


Le champ, le chant des images, des couleurs, des peintures, des dessins, et des photographies,

s’étend à la surface du temps; l’espace pour l’instant reste absent; seul le temps se répand en couches

successives sous la forme d’une fresque métagraphique.


Reste au spectateur de se situer dans un premier temps à une distance suffisante pour que sa vision

couvre le champ visuel global de l’oeuvre en cours, puis à ce même spectateur de s’avancer à

mi-chemin de façon à aller y voir de plus près et enfin de s’approcher au plus près de sa fréquence,

de telle sorte que ce spectateur devienne le lecteur des différentes phrases métagraphiques donnant

à lire des formes, des graphes à l’infini.


C’est ainsi que par le mouvement du spectateur, face à ce travail, perpendiculaire à la fresque,

il peut assister aux différentes mûes de cette fresque,

le mettant au coeur d’une mouvance de moments visuels METAgraphiques.                         



                                                                                     



jean claude byandB